Livre d'Or des rencontres à Lyon

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Livre d'Or des rencontres à Lyon

Message par bakuman le Mer 31 Mai 2017 - 11:06

Vous avez participez à une rencontre entre Hypersensibles ?

Faites nous part de vos ressentis !

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bakuman

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Réunion à Lyon, le 17 06 2017

Message par nougat26 le Mar 20 Juin 2017 - 12:19

Arrivé par le train, à Lyon-Part-Dieu, je me suis rendu au parc de la Tête d'Or (au nord).

Depuis un banc ombragé et libre, avec les verrières en vue, j'ai pris soin d'avertir par texto l'organisateur, de ma présence (malgré mes deux quarts d'heure d'avance, afin de ne pas m'être déplacé pour rien). Comme prévu, celui-ci a appelé immédiatement et par mon prénom. Surprise courte, car j'avais donné mon prénom... C'est là que j'ai découvert que c'était UN organisateur et non UNE, car l'annonce de rendez-vous était floue sur le lieu précis et son auteur. Donc, non, je n'étais pas au bon endroit, il fallait se rendre à l'Hôtel de Ville.

Et c'était reparti pour la marche. Passage par le pont Churchill, le cours d'Herbouville, puis le quai André Lacassagne. Il semblerait que j'ai manqué de peu le ministre-maire et ses deux limousines noires, à en croire des passants. Les feux piétons, à Lyon, n'ont droit qu'à peu de respect, ce qui peut se comprendre à leur longueur. A mesure que j'approchais de l'Hôtel de Ville, je constatais un barrage routier de la police et une musique techno très forte, dont le volume croissait à mesure que j'arrivais à la place de l'Hôtel. Un cortège festif arrivait du pont Morand, derrière l'opéra. Était-ce le rassemblement des hypersensibles ? Drapeaux C.G.T., tenues extravagantes, chars de défilé ? J'étais en partie incrédule... Ce qu'ils sont nombreux ! J'ai donc envoyé un texto à l'organisateur pour me signaler (et demander s'il y avait un lien avec la manifestation de la fierté homosexuelle), après quelques photographies (pensant bien que personne ne me croirait) et il a commis l'erreur de me téléphoner. Je n'entendais à peu près rien, lui signalant ma position (qui ne l'aidait pas puisque lui non plus pas de Lyon). Suite à un échange de textos puis un appel pendant lesquels j'ai vainement circulé sur la place (lui parlait de "fontaine à boule" et moi du commissariat, aucun ne voyait de quoi parlait l'autre alors qu'il regardait autour de lui), nous nous sommes enfin trouvés : il m'avait fait tourner sur moi-même à 360°, j'ai alors aperçu un barbu de trois jours avec un chapeau de paille, un long short de bain et des tongs. Robinson Crusoé ?

Son premier propos a été de déclarer que je m’appellerai William, comme tous les hommes du groupe, sans que je sache pourquoi.
En fait, le groupe comptait environ une douzaine de personnes (et non six, car je n'ai été présenté immédiatement qu'à une partie ; dont des Parisiens (il en faut, il paraît), des Dijonnais, etc.). Une fois que les joyeux Lurons avaient salué le maire de Lyon (parti) depuis leurs véhicules, et évacué la place, nous avons pu commencer à échanger. Puis migrer vers la roseraie (allée du Lac), tout en évoquant tout et rien (les joies de vivre en péniche à Lyon, le coin de plage homosexuel, la saleté du Rhône, le travail, etc. ; deux de mes comparses avaient découvert vivre l'un en face de l'autre, dans la même rue). Une fois installés, ceux ayant apporté boissons et gâteaux les ont disposé voire distribué.

Ce cercle d'échange, par petits groupes, était différent de ce à quoi je m'attendais, c'est-à-dire un temps de parole exclusivement tourné vers l'hypersensibilité. Ça tenait bien plus d'une bande d'amis. L'une d'entre nous, à la coiffe multicolore qui n'était pas sans me rappeler le personnage figurant sur les compotes d'Andros, avait développé une affection toute particulière pour les écureuils peu farouches qui nous entouraient voire encerclaient, qu'elle tentait d'apprivoiser au morceau de gâteau (l'un d'entre eux peinait à remonter dans l'arbre, ses potes ayant dû le pousser). L'organisateur s'est enquis de savoir comment chacun avait découvert l'hypersensibilité, accédé à l'émission de vulgarisation de France Inter.
Lorsqu'il s'est déplacé jusqu'à moi, j'ai évoqué ma connaissance (et de l'une plus que de l'autre) de deux personnes hypersensibles, les disputes avec elle (dont la très virulente de septembre 2015, qui a abouti plus tard à l'aveu d'un diagnostic médical mental). L'évocation d'hypersensibilité, à l'époque, me semblait une théorie creuse. Une excuse. Je pense même avoir précisé que fréquenter une personne de la sorte était comme l'idée que je me faisais d'être attaché à une comète : merveilleux quand tout va bien, tutoyant les étoiles ; horrible, quand ça va mal, atteignant les profondeurs de l'enfer. Bref, alternance épuisante, usante.
Chef-William a répondu que, comme son témoignage à la radio. (à propos des étoiles que lui seul peut voir), un hypersensible peut être persuadé que sa perception est bien réelle, quand bien même on tenterait tout pour lui démontrer le contraire. Par ailleurs, il a dénoncé le diagnostic médical, au motif que le médecin se basait sur une courte période (trop courte ?). Sa voisine a cité le cas d'un parent puis évoqué notamment l'attraction d'individus par leur(s) blessure(s), comme en échos inconscients. Conversations interrompues par la contrainte impérieuse d'attraper l'ultime train de la soirée...
Au moment de mon départ, l'organisateur a choisi d'immortaliser notre réunion pour la page Facebook de l'association.

J'ai descendu toute la rue Duguesclin jusqu'au cours Lafayette, à marche forcée, avant de courir, jusqu'au boulevard Vivers-Merle puis à la gare.

Cette rencontre était une belle initiative, à renouveler régulièrement. S'il est intéressant de pouvoir organiser des manifestations encore plus locales (hors de Lyon, comme dans la Drôme où je vis), je me demande quelle légitimité j'aurais à prendre cette responsabilité (je côtoie mais ne suis pas hypersensible), sans compter le risque que les personnes concernées soient reconnues ou se reconnaissent (il s'agit de témoigner, non de marginaliser ou de pratiquer un voyeurisme/exhibitionnisme unilatéral, c'est-à-dire une atteinte à la vie privée).

Deux reproches à cette manifestation : sa localisation initiale floue (en fait, le lieu mentionné sur le site constituait le second et principal temps d'échange, sans compter le malencontreux téléscopage de la manifestation homosexuelle avec celle-ci) et son heure tardive (seize heures, dernier train pour Montélimar à dix-neuf heures vingt).

nougat26

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